Le comte de Paris à Sète

Le 11 mars 2026, Monseigneur le comte de Paris a été reçu à l’Unité Mixte de Recherche MALBEC à Sète.

Créée en janvier 2015, elle a pour mission de produire et diffuser les connaissances, former des scientifiques et fournir des expertises dans le domaine de la biodiversité marine et ses usages, principalement en Méditerranée et dans les écosystèmes marins tropicaux. Elle réunit chercheurs, enseignants, ingénieurs, techniciens et doctorants de plusieurs instituts, notamment IFREMER, CNRS, Université de Montpellier, Institut national de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement (INRAE). Sur 9000 m2 d’infrastructures techniques, elle compte environ 285 personnes, 70 doctorants et publie plus de 200 études par an. C’est la plus importante structure scientifique française en écologie marine.

Organisée par son ancien directeur François Gerlotto, la visite de l’Unité s’est effectuée avec les explications de M. Laurent Dagorn, directeur actuel, sur l’organisation de la recherche en France, puis celles de M. Arnaud Bertrand, chercheur, sur la coopération scientifique internationale.

Mme Valérie Derolez, spécialiste de l’ostréiculture, présenta au prince l’état des recherches sur la lagune de Thau qui représente 10 % de la production ostréicole nationale.

À l’issue du déjeuner, composé pour l'occasion de produits de la mer, pris en bordure de l’étang, le prince visita l’entreprise ostréicole de M. Patrice Lafont, président du Comité régional conchylicole de Méditerranée. La conchyliculture a la caractéristique presque unique (qu’elle partage avec la sylviculture) d’exploiter un milieu entièrement naturel, sans le perturber ni y apporter au­cun intrant (pas d’alimentation artificielle, d’engrais ou de produits phytosanitaires). Ce respect des ter­rains et des cycles en fait un protecteur du milieu, où, malgré un doublement de la popu­lation autour de ses côtes depuis 40 ans, la qualité de l’eau et de l’environnement de l’étang de Thau n’a jamais été aussi bonne. Le prince a pu constater que la profession s’est prise en main sans attendre tout de l’État pour sauvegarder son existence, marque d’une activité bien vivante.